Idées reçues
 
De nombreuses idées reçues peuvent circuler par rapport au métier de psychologue et sont parfois un obstacle pour certains pour faire la démarche d’aller consulter un psychologue. Il est important de pouvoir rétablir du vrai dans tout ça !
 
« Si je vais chez le psychologue, c’est que je suis fou ! »
Evidemment que non ! Ce n’est pas parce que l’on consulte un psychologue que l’on est atteint de folie, mais bien parce que l’on rencontre des difficultés à un moment donné et que l’on souhaite avoir un regard extérieur pour nous aider à passer cette étape difficile. Tout le monde aurait besoin de consulter un psychologue à un moment ou à un autre de son existence, même si tout le monde n’en fait pas la démarche. Quand nous sommes malades, nous allons consulter un médecin généraliste ; quand nous rencontrons une difficulté, nous consultons un psychologue. Cette démarche ne doit absolument pas être dramatisée ni stigmatisée mais inscrite dans une volonté d’être aidé à un moment où on en ressent le besoin.
 
« Mon enfant est trop jeune, ça ne servirait à rien. »
Parfois, nous pouvons penser qu’il est inutile d’emmener un jeune enfant consulter un psychologue, mais c’est faux. Bien souvent, les difficultés que l’on rencontre adulte et que l’on a du mal à dépasser trouvent leurs sources dans l’enfance, où d’anciennes difficultés n’ont pas été réglées. Bien entendu, le travail est totalement différent avec un adulte qu’avec un enfant. Pour les enfants, l’accompagnement passe par le jeu, par des activités ludiques, ce qui leur permet de venir facilement et d’aborder leurs difficultés plus facilement. Bien entendu, le travail se fait également beaucoup en parallèle avec les parents de l’enfant, ce qui aide tout le monde à s’y retrouver.
 
« Psychologue, marabout, voyante… C’est un peu pareil tout ça ! »
Absolument pas ! C’est parfois une idée reçue qui courre, même si beaucoup moins aujourd'hui. En effet, la profession de psychologue est de plus en plus connue et reconnue. Pour information, pour être psychologue, il faut au minimum cinq années d’études de psychologie après le baccalauréat, sachant que bien souvent, les psychologues continuent à se former par la suite : cela constitue un des points de notre code de déontologie. Encore aujourd'hui, notamment dans les zones rurales où peu de psychologues s’installent, certaines personnes vont voir les marabouts avant d’aller voir un psychologue, et n’iront consulter le psychologue qu’en dernier recours quand vraiment ils ne trouvent pas de solution ailleurs. A chacun ses souhaits, mais sachez qu’il est dommage de laisser tout ce temps passer quand un professionnel formé pour pourrait vous aider dans vos difficultés.
 
« Le psychologue va tout arranger. »
Le psychologue n’est pas un magicien. Comme je le dis souvent à mes patients : je ne pourrai pas vous aider à changer votre passé, c’est impossible. Il faut apprendre à vivre avec, à vivre en paix avec soi-même et avec son histoire, de manière à ce que cela ne soit pas souffrance.
Pareillement, le psychologue ne peut pas tout arranger tout seul. Il faut au minimum que le patient souhaite ces changements. Quand ce n’est pas le cas, le travail commence ici : aider le patient à désirer ces changements.
 
« Je sais où est le problème, ça ne servirait à rien d’en parler. »
C’est faux, parce que déjà, en parler permet de voir les choses sous un autre angle, ce qui aide grandement à aborder différemment la situation. Ensuite, bien souvent, nous pouvons penser que le « problème » vient de tel ou tel fait, ce qui cache souvent autre chose. Et si les difficultés ne s’arrangent pas, c’est bien qu’il y a d’autres éléments qu’il faut d’abord accompagner.
 
« Je préfère parler à quelqu'un que je connais. »
Cela peut paraitre plus simple, on ose plus facilement parce que nous connaissons la personne. Mais c’est souvent une fausse bonne idée. Un regard extérieur et professionnel n’a rien à voir avec un regard amical. L’un ne doit pas remplacer l’autre mais peuvent au contraire se compléter.
 
« Aller chez le psychologue, c’est s’allonger sur un divan et parler face aux silences du thérapeute. »
Tout dépend de l’approche du thérapeute. Pour ma part, cela ne se passe pas du tout ainsi. Je reçois toujours mes patients autour d’une table ronde et les séances sont de réels échanges puisque mon approche se veut dynamique.
 
« Si je consulte un psychologue, j’en ai pour des années ! »
C’est une idée reçue qui courre parfois mais ce n’est pas le cas. Je ne peux pas vous dire à l’avance combien de temps d’accompagnement il vous faudra, c’est très variable selon les personnes, les situations, les évènements de vie qui s’ajoutent en cours de suivi thérapeutique. Je propose toujours de faire des points au bout de quelques séances, pour voir où nous en sommes et pour pouvoir ainsi réajuster la prise en charge quand c’est nécessaire. Parfois, quelques séances suffisent, d’autres fois il en faudra plus, sans que cela prenne la proportion d’années de travail pour autant. Chaque être est différent et je ne peux me permettre de faire une moyenne dans la durée des prises en charges.
 
 

 



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