
De nombreuses idées reçues circulent encore autour du métier de psychologue et peuvent parfois constituer un frein avant de faire le premier pas.
Voici quelques-unes des questions ou représentations que l'on peut entendre fréquemment.
Non. Consulter un psychologue ne signifie pas être « fou » ou souffrir nécessairement d'un trouble psychique.
On peut consulter à de nombreux moments de sa vie : lors d'une période difficile, après un événement douloureux, face à des difficultés relationnelles, parce que l'on se sent perdu ou simplement parce que l'on souhaite mieux comprendre ce que l'on traverse.
Demander de l'aide lorsqu'on en ressent le besoin est avant tout une démarche pour prendre soin de soi.
Les jeunes enfants peuvent tout à fait bénéficier d'un accompagnement psychologique. Ils ne disposent simplement pas des mêmes moyens que les adultes pour exprimer ce qu'ils ressentent.
Le travail thérapeutique passe alors notamment par le jeu, le dessin, les histoires et différentes médiations adaptées à leur âge. Ces supports leur permettent d'exprimer et d'explorer leurs difficultés autrement que par la seule parole.
Le travail avec les parents occupe également une place importante dans l'accompagnement de l'enfant.
Non. Le métier de psychologue est une profession réglementée, qui nécessite une formation universitaire en psychologie et dont l'exercice est encadré par des règles professionnelles et déontologiques.
Le psychologue s'appuie sur ses connaissances et sa formation pour accompagner les personnes dans la compréhension et l'évolution de leurs difficultés. Il ne s'agit ni de prédire l'avenir, ni de proposer des explications surnaturelles à ce qui est vécu.
Le psychologue n'est pas un magicien et ne peut pas effacer ce qui s'est passé ou régler une situation à la place de la personne.
En revanche, la thérapie peut permettre de mieux comprendre son histoire, de prendre du recul, de mobiliser ses ressources et de trouver progressivement de nouvelles façons de faire face aux difficultés.
Le changement se construit à deux : le psychologue apporte son regard, ses connaissances et ses outils, tandis que le patient reste acteur de son propre cheminement.
Identifier ce qui semble être à l'origine d'une difficulté est déjà une première étape. Mais comprendre intellectuellement un problème ne suffit pas toujours à le faire évoluer.
En parler avec un professionnel permet de prendre du recul, d'explorer ce qui se joue derrière les difficultés et parfois de découvrir d'autres éléments auxquels on n'avait pas pensé.
La thérapie ne consiste donc pas uniquement à trouver « la cause » d'un problème, mais aussi à comprendre comment celui-ci fonctionne aujourd'hui et ce qui peut permettre de le faire évoluer.
Parler à un proche peut évidemment être précieux et apporter un soutien important. Le regard d'un proche et celui d'un psychologue ne répondent cependant pas au même objectif.
Le psychologue offre un espace extérieur à l'entourage, confidentiel et sans enjeu relationnel personnel. Cette distance permet parfois de parler plus librement et de porter un regard différent sur ce que l'on traverse.
L'un ne remplace donc pas l'autre : le soutien des proches et l'accompagnement professionnel peuvent être complémentaires.
Cela dépend entièrement de l'approche du psychologue.
Pour ma part, je privilégie une approche dynamique et interactive. Les séances se déroulent autour d'une table ronde et sont basées sur un véritable échange. Avec les enfants et les adolescents, j'utilise également différentes médiations thérapeutiques, comme le jeu, le dessin, l'écriture ou la mise en scène.
Il n'existe pas de durée standard pour une thérapie. Certaines personnes viennent pour quelques séances autour d'une difficulté précise ; d'autres ont besoin d'un accompagnement plus long.
La durée dépend de la situation, des objectifs du travail, du rythme de chacun et de l'évolution au cours du suivi. Il est donc impossible de déterminer à l'avance combien de séances seront nécessaires.
Je propose régulièrement de faire le point ensemble afin d'évaluer où nous en sommes et d'adapter, si nécessaire, le rythme ou les modalités de l'accompagnement.
Chaque suivi est différent : l'objectif n'est pas de faire durer la thérapie, mais de proposer un accompagnement adapté aux besoins de chacun.